Une fin de vie tragique
8 septembre 2009

Il a fui l’Autriche, et sa maison du Kapuzinerberg, 4 ans avant l’Anschluss.
Il a fui l’Angleterre et sa maison de Bath, quelques jours avant que ne s’abattent les bombes sur Londres.
Il a fui New-York, il ne supportait plus d’être un étranger mini d’un visa provisoire. Etranger dans sa langue, juif en Allemagne, allemand en Angleterre.

Il a choisi le Brésil, le lieu de la fuite ultime, la ville de Pétropolis, perdue au confins de la jungle,
LE LIEU DU BOUT DU MONDE
LIEU D’OU L’ON NE PEUT PLUS FUIR.
Les derniers jours à Pétropolis
1 septembre 2009
La maison de Pétropolis, dernier lieu de l’exil, et lieu du drame ultime. Il y débarque, accompagnée de sa jeune femme, en septembre 1941. La maison est juchée sur les hauteurs de la ville. Elle présente 3 petites pièces, une véranda qui offre le spectacle des toits de Pétropolis et, au loin, d’une féerie de vallées, de forêts.
Stefan Zweig croira, en y déposant ses valises, y trouver la paix.
Il s’agira de repos éternel.
La proprétaire en est l’anglaise madame Banfield. Elle garantit seulement un bail de 6 mois. Septembre 1941… en mars 42, les Zweig devront trouver un nouvel abri, partir à nouveau. Mais l’histoire n’ira pas jusque là.

Au Brésil
30 août 2009
Stefan et Lotte Zweig dans une réception donnée en leur honneur à Rio. Ils semblent avoir rencontré une forme de sérénité en ce pays, célébré dans “Brésil, terre d’avenir”. Loin du tumulte de la guerre, des désastres qui ravagent l’Europe. Loin du “monde d’hier“.



